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Une “Caravane des Possibles” en projet sur le pays de Brest

Le Lieu-Dit, réseau d’une dizaine de structures (le collectif Transition citoyenne en pays de Brest en fait partie) qui cherche à favoriser l’émergence de nouveaux projets visant à promouvoir des modes de production et de consommation, alternatifs et responsables, réfléchit au développement d’un outil d’animation commun à ses membres, la Caravane des possibles, mobilisable sur l’ensemble du Pays de Brest.

C’est dans le cadre de L’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) “Fabriques de territoire”  lancé par le ministère de la Transition Ecologique que se situe le projet d’une Caravane des Transitions préfiguration d’un futur tiers-lieu du territoire du pays de Brest.

Ce projet a pour vocation de développer une nouvelle offre d’animation territoriale : un tiers-lieu mobile, la Caravane des Possibles, qui sillonnera l’ensemble du Pays de Brest afin d’aller à la rencontre des acteurs pour les sensibiliser aux bonnes pratiques et les accompagner dans leurs démarches.
Pour le Lieu-dit, ce sera l’occasion d’expérimenter une offre commune couvrant les multiples enjeux de la transition, et de tester des services et activités auprès des usagers en vue d’une future installation dans un espace commun (tiers-lieu) partagé.

Une production vidéo du Lieu-dit

Contacts :
Le Lieu-Dit PCIES / Barter Pays de Brest
1 rue Louis Pidoux Porte E
29200 BREST
07 69 68 45 88
contact@lelieudit.fr
Du mardi au jeudi, 8h30-16h30

Pays de Brest : le pari d’une économie circulaire à partir des coquilles de coquillages

Deux jeunes entrepreneurs de 23 et 24 ans, du pays de Brest, ont constaté que les coquilles d’huîtres et de Saint-jacques terminent dans la poubelle avant d’être le plus souvent incinérées et qu’aucune filière de recyclage des co-produits de l’ostréiculture n’existait. Considérant que ces coquilles n’étaient pas des déchets mais bien au contraire une matière première à ne pas négliger, ils décidèrent de les valoriser.

Tout alla vite alors… Ils ont alors créé en septembre 2020 une petite entreprise baptisée Malàkio (coquillage en grec) implantée dans un hangar entre Irvillac et Dirinon. Le territoire qui les a vu naitre et grandir. Puis une boutique en ligne a vu le jour en novembre…

Après avoir tatonné ils sont réussi à mettre au point un process permettant de créer des objets conçus à partir de 60 % de coquillages et d’un « minéral ».
Ils récupèrent et broient (grâce un broyeur à grains d’occasion) des coquilles venant de l’entreprise de l’entreprise Embaljet à Plouguerneau qui réintroduit les coquilles Saint-Jacques vides dans les circuits des plats préparés.

Une gamme de produits qui va s’élargir
La gamme se limite pour le moment à des sous-verres, un dessous de plat, une planche à découper et des petits pots. Mais plein de projets d’objets de toute sorte existent : éléments d’architecture intérieure (des murs de décoration, un plan de travail dans un bar), des manches pour des couteaux à huîtres, des plateaux de table, d’assise de tabourets…

Des collectes de matière première se mettent en place
Le besoin en coquilles vides allant en grandissant , les promoteurs de
Malàkio veulent les collecter auprès de restaurateurs de Brest et Landerneau mais aussi directement auprès des particuliers.

Lors des fêtes de fin d’année, ils organisent une collecte les 26 décembre et 2 janvier à Dirinon. Tous types de coquillages (huîtres, moules, St Jacques, bigorneaux, etc…) seront acceptés

Du solaire photovoltaïque pour accélérer la transition énergétique sur le pays d’Iroise

(Source presse locale)

Des panneaux solaires sur un lac
En pays d’Iroise, à la pointe du Finistère, il existe déjà des parcs éoliens ( à Plouarzel, Ploumoguer, Lanrivoaré, Plourin, Ploudalmézeau et Milizac ) depuis de nombreuses années, la communauté de communes réfléchit désormais à transformer le plan d’eau de Lannéon (Finistère) en parc photovoltaïque capable d’ alimenter 10 000 foyers en énergie renouvelable ( l’équivalent de la population de Saint-Renan et Plouarzel réunies).

Un appel à projets sera lancé d’ici la fin d’année 2020 par le Pays d’Iroise Communauté dans le cadre du plan climat-air-énergie territorial (PCAET) qui prévoit de développer les énergies renouvelables et maîtriser la consommation d’énergie. Il devra être validé par le Syndicat Départemental d’Énergie et d’équipement du Finistère (SDEF).
Trois opérateurs de la filière photovoltaïque se sont déjà montrés intéressés et s e disent prêts à lancer des études de faisabilité.

Le lac de Lannéon se situe à la fois sur la commune de Plouarzel et celle de Lanrivoaré. C’ est plan d’eau artificiel de 18 hectares, résultant de l’exploitation de l’étain entre 1960 et 1975, un vaste trou rempli par l’eau de la rivière l’Ildut. Il présente l’avantage d’être bien abrité du vent, et d’être situé à proximité du poste source EDF de Saint-Renan.
Une partie du lac resterait réservée à la pêche.

Quid de la concertation ?
La réussite de ce projet et son acceptabilité de ce projet nécessitera une véritable concertation avec les riverains, les propriétaires fonciers, les pêcheurs de la société de pêche. Quelle sera la place des habitant.e.s, des citoyen.ne.s dans ce projet ?

Des questions restent en suspens :
– Quels sont les cadres juridiques pour monter un projet de ce type associant promoteurs, collectivité, citoyen.ne.s ? 
– Comment concilier la production de l’énergie solaire et la préservation de l’environnement ? Où mettre le curseur ?
– Quels outils à mettre en place pour  garantir que cette production d’énergie permette la préservation des espaces naturels et la biodiversité ? 

D’autres projets dans le Finistère
Un autre projet en cours sur l’île Molène : la dalle de béton de 6000 m² qui recueille les eaux de pluie pourrait accueillir, elle aussi des panneaux solaires photovoltaiques.

Pêcheur et paysan à daoulas : un beau projet de vie ancré sur son territoire

Une mobilisation citoyenne a sauvé le projet.